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FR
: couleuvre léopard.
ENG : Leopard Snake.
Sous-espèce : aucune.
Certains (rares) auteurs écrivent Zamenis situlus, ce qui est inexact (situla étant un nom et non un adjectif).

Zamenis situla est une couleuvre élancée, robuste, mais de petite taille. Les femelles atteignent rarement plus de 110 cm, les mâles mesurent généralement 60 à 70 cm. La tête est fine, peu disctincte du cou.
La couleur de fond est beige clair à grise, souvent avec une teinte orangée. Les motifs dorsaux peuvent varier énormément. Des taches rouge brique à orange clair bordées de couleur sombre forment habituellement deux rangs sur la partie dorsale, les flancs arborant chacun une ligne de taches plus petites, parfois uniquement de couleur sombre. Les rangées de taches dorsales peuvent se rejoindre sur tout ou une partie de l'animal au niveau de la colonne vertébrale, ou former deux lignes de chaque côté de la colonne, interrompues ou non par des bandes trabnsversales.
Le motif de la tête est caractéristique et permet de différencier Z. situla de Z. hohenackeri. Une bande sombre relie les yeux via les écailles préfrontales. Une bande même couleur partant derrière et au-dessus de l'oeil sans le toucher rejoint la commissure des lèvres (chez Z. hohenackeri cette bande touche l'oeil ). Un motif en V ou en U, de même couleur que les taches dorsales, débute sur les écailles pariétales pour rejoindre la nuque. Les écailles labiales sont souvent pourvues de traits sombres très contrastés.
Les spécimens provenant de l'île de Milos sont réputés être plus grands que la moyenne, et quasiment tous les spécimens de cette île sont de forme lignée.

Formule d'écaille :
- Postoculaires : 1 à 2 .
- Temporales : 1+2 ou 2+3.
- Préoculaire : 1.
- Supralabiales : 8 (rarement 7 ou 9). La 4e et 5e ou la 3e et 4e sont en contact avec l'oeil.
- Suboculaire : aucune.
- Infralabiales : 8 à 10.
- Dorsales : 25 à 27 à mi-corps. Les écailles sont lisses ou très faiblement sur la partie vertébrale.
- Ventrales : 215 à 255.
- sous-caudales : 54 à 92.
- Ecaille anale divisée .

La couleuvre léopard est une espèce typiquement inféodée au climat méditerranéen. On la rencontre sur une grande partie de la Sicile, au sud de l'Italie (sud du fleuve Ofanto), sur toute la côté orientale de la mer Adriatique, en Grèce continentale et sur une multitude d'îles héléniques, sur la partie nord de la Crête, sur la côte sud de la Bulgarie et sur une grande facade ouest de la Turquie.
Des observations récentes (1993) ont permis de la situer en Ukraine au sud de la péninsule de Crimée.
Les observations très continentales et relativement anciennes de cette espèce sont vraisemblablement dues à une confusion avec Z. hohenackeri.
Z. situla est une couleuvre discrète et difficile à observer dans son milieu naturel.

Carte distribution Z. situla Biotope situla

Z. situla est protégé par la Convention de Berne, qui interdit la destruction des spécimens sauvages et de leur milieu. La mise en captivité de spécimens sauvages est interdite sauf sur dérogation. L'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) classe Z. situla en Least Concern (LC) : sa vaste aire de répartition et sa supposée large population mettent l'espèce à l'abri d'un déclin rapide. La couleuvre léopard est cependant considérée comme rare et en déclin dans plusieurs parties de son aire de distribution. Ses populations sont localisées et déclinantes en Crimée, Italie et Dalmatie, tandis que son statut de conservation reste à étudier en Bosnie, Montenegro, Macédonie et Albanie.
Sa principale cause de raréfaction reste la dégradation de son habitat et la capture illégale pour la terrariophilie.
Son élevage en France est libre dans le cadre d'un élevage d'agrément, sauf si l'effectif dépasse 25 spécimens (Cf. Le certificat de capacité). Dans tous les cas la preuve de son origine captive est une obligation.

Terrarium
Cette espèce a longtemps fait les frais de mauvaises conditions en captivité, ce qui lui a valu la réputation d'être un serpent délicat et difficile à maintenir. Elle a ainsi été longtemps collectée en milieu naturel au détriment des ses populations fragiles, avant que sa reproduction ne soit mieux maîtrisée.
Il est maintenu connu que cette couleuvre préfère une chaleur modérée à un climat désertique auquel elle était hélas souvent confrontée en terrarium. L'enceinte peut être de taille moyenne : un terrarium de 60 x 40 x 50 cm peut héberger un mâle adulte, il faudra prévoir plus de place pour une femelle ou pour un couple. La température de jour varie de 22 à 28-30°C suivant l'endroit du terrarium, la nuit le chauffage est interrompu pour atteindre 18 à 22°C.
Le substrat restera sec, et doit idéalement permettre à l'animal de s'enfouir. Les abris doivent être nombreux. Lorsque les possibilités de se cacher sont multiples cette espèce se montre beaucoup moins farouche et reste longtemps en surplomb au dessus d'un abri pendant la journée. Des branches lui permettent de grimper, ce qu'elle fait régulièrement surtout lorsqu'elle est jeune. Un petit bac d'eau disposé en partie non chauffée est assez grand pour lui permettre de s'y baigner, même si elle ne le fait que rarement.

Alimentation
Dans des conditions propices Z. situla est un bon mangeur, même si on observe une rythmicité alimentaire liée aux saisons. Dans son milieu naturel elle consomme principalement de petits rongeurs et s'alimente sans difficultés des souris ou de très jeunes rats proposés en captivité. Cette espèce, comme Z persicus, a une nette préférence pour des proies de petites tailles : blanchons, souris "sauteuses", ratons. Elle peut en consommer de grandes quantités sur de brèves périodes.

Reproduction
Encore une fois la période de repos est une étape indispensable à la reproduction de cette espèce. Après 2 à 3 mois de repos à une température de 10 à 15°C (minimum 5°C), les serpents recommencent à s'alimenter. Ils muent 4 à 5 semaines après ce retour d'activité et s'accouplent. Les accouplements peuvent être multiples et sur plusieurs jours, parfois il n'y a qu'un seul accouplement. Il semble préférable de maintenir les sexes séparés en dehors de la période d'accouplements. La femelle mange avec encore plus d'appétit après cette période, les mâles, contrairement à d'autres colubridés apparentés, continue aussi à s'alimenter.
La gestation dure entre 55 et 85 jours.L'espèce est peu prolifique, et les oeufs pondus sont peu nombreux : 2 à 6 maximum, en moyenne 4 seulement. Ils sont de forme très allongées, comparables à ceux de Z. persicus, parfois de forme courbe. L'incubation se déroule dans les conditons classiques : 27 à 30°C et une humidité relative de 80 à 90%. L'éclosion intervient après 60 à 75 jours, les juvéniles mesurent alors 25 à 32 cm. Le premier repas est pris après la première mue. Certains juvéniles sont difficiles à démarrer sur le plan alimentaire, préférant certainement les lézards présents dans leur environnement naturel aux souriceaux proposés. Pour ces cas difficiles une brève période de repos de 2 à 4 semaines à une température de 12 à 15°C est souvent salutaire pour stimuler leur appétit.
La maturité sexuelle, dans de bonnes conditions de maintenance, est acquise vers la deuxième année. Il est nettement préférable d'attendre la troisième année pour laisser les femelles s'accoupler.




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