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Juvénile Z. persicus


FR
: Serpent ratier de Perse, couleuvre persane.
ENG : Persian Ratsnake.
Sous-espèce : aucune. Z. persicus était considéré comme une sous-espèce de Z. longissimus jusqu'en 1984.

La couleuvre persane est un serpent fin et élancé, de taille moyenne (70 à 90 cm en moyenne, plus rarement jusqu'à 120 cm). On distingue deux formes distinctes liées à la coloration.
La forme claire, caractérisée par une couleur grise à brune, voire brique. Une ligne sombre part de l'arrière de l'œil pour rejoindre l'angle de la gueule. Les écailles labiales sont jaunâtres bordées de noir. La face ventrale est blanche ou jaunâtre sur la région du cou pour s'assombrir postérieurement et devenir grise.
La forme mélanique, de couleur noire ou noir brunâtre. Les flancs sont marqués de taches claires jusqu'au premier tiers du corps, formant parfois une ligne longitudinale. Les écailles labiales sont blanches. Les écailles ventrales sont noires à gris foncé.
Ces deux types de coloration se retrouvent au sein d'une même population, il est même possible de rencontrer des phénotypes intermédiaires entre la forme grise et la forme mélanique (SCHULZ, 1998). Les deux formes ont des tâches claires au niveau du cou, derrière les mâchoires. Les juvéniles montrent un motif de tâches dorsales sombres nettement plus visible sur les spécimens de la forme claire. Certains auteurs considèrent la forme rouge brique comme une autre forme de coloration. En captivité les individus les plus courants sont de la forme mélanique. D'après RYABOV, citant SCHULZ, les spécimens mélaniques seraient moins fragiles et vivraient plus longtemps en captivité.


Formule d'écaille :
- Postoculaires : 1 à 2 .
- Temporales : 2+2 ou 2+3 (rarement 1+3)
- Supralabiales : 8 (rarement 7). La 4e et 5e en contact avec l'oeil.
- Suboculaire : aucune.
- Infralabiales : 10 à 12.
- Dorsales : 23 (21 à 25) à mi-corps. Les écailles sont lisses sur les flancs et faiblement carênées sur le dos.
- Ventrales : 207 à 233.
- sous-caudales : 68 à 83.
- Ecaille anale divisée .

Z. persicus "piebald" . Ponte Z. persicus piebald

Son aire de répartition est relativement réduite, bordant la mer Caspienne au sud-est de l'Azerbaïdjan (Monts Talysh) et au nord de l'Iran sur les versants des Monts Elbourz. On retrouve cette espèce entre 500 et 1500 m d'altitude, dans des biotopes proches de ceux qu'affectionne la couleuvre d'Esculape (Zamenis longissimus) : forêts de feuillus légèrement humide et zones buissonneuses denses, clairières et prairies, et fréquemment à proximité de zones habitées (jardins, parfois à l'intérieur même des maisons).

Carte distribution persicus

Z. persicus ne bénéficie d'aucun statut de conservation. Son élevage en France est libre dans le cadre d'un élevage d'agrément, sauf si l'effectif dépasse 25 spécimens (Cf. Le certificat de capacité).

Terrarium
Cette espèce a besoin d'un terrarium de taille moyenne à grande : 60x40x50 cm pour un spécimen adulte, 100x50x50 cm pour un couple. De moeurs discrètes, elle est plus à l'aise dans une enceinte dont une face seulement sera vitrée : on la verra alors plus fréquemment active. La température reste modérée le jour (26 à 28°C) pour descendre la nuit à 18-20°C. L'éclairage est dispensé par un tube blanc ou par la lumière naturelle si elle est intense.
Le substrat doit rester sec (copeaux, paillis, éclats de bois blancs etc.) et est souvent fouillé, mais une cachette humide est laissée à disposition : elle est régulièrement occupée, notamment avant la mue. Le bac d'eau doit être suffisamment grand pour permettre aux serpents de s'y baigner, même s'ils ne le font que rarement. De brèves et occasionelles pulvérisations d'eau tiède semblent être appréciées, l'activité des animaux est souvent importante après ces brumisations. Des branches permettent à Z. persicus d'exercer ses talents de grimpeur.

Terrarium Z. persicus

Alimentation
Dans son milieu naturel cette espèce consomme principalement des rongeurs. En captivité une alimentation constituée de souris ou autres petits rongeurs est bien acceptée. Z. persicus a une nette préference pour des proies de petite taille (blanchons, souris "sauteuses" ou ratons). La rythmicité alimentaire est assez marquée : 50 à 60 % des repas de l'année de mes pensionnaires sont pris entre mars et juillet. En automne les prises de nourriture sont plus espacées. RYABOV quant à lui observe une limitation voire un arrêt de l'alimentation en été pendant les semaines les plus chaudes et un retour de l'appétit en automne.

Reproduction
La période de repos hivernale est un des critères de réussite pour la reproduction de cette espèce. Pendant 2 à 3 mois la température est abaissée pour atteindre 10 à 15°C, et l'éclairage artificiel est progressivement réduit pour finalement être coupé.
Les serpents effectuent leur mue post-hivernale 15 à 20 jours (parfois 30 jours) après le retour aux conditions d'activité. C'est à ce moment que les 2 sexes sont réunis s'ils avaient été séparés. Les accouplements interviennent après la mue de la femelle. Ils se poursuivent jusqu'au milieu du printemps. Le mâle peut mordre vigoureusement la femelle pendant la copulation. Lorsque les deux sexes sont maintenus ensemble toute l'année des accouplements peuvent avoir lieu à la fin de l'été ou au début de l'automne. Le mâle refuse souvent de s'alimenter pendant la période de reproduction, alors que la femelle se gave littéralement et devra être bien nourrie.
Les 2 à 8 oeufs sont généralement pondus entre la fin du mois de mai et la fin du mois de juin, après 53 à 70 jours de gestation. Lorsque les accouplements ont eu lieu à la fin de l'été, des oeufs peuvent être pondus au milieu de l'automne. Ils sont gros comparativement à la femelle (en moyenne 50 x 20 mm), de couleur blanc cassé et d'aspect cireux. L'incubation se déroule préférentiellement à 26 ou 27°C, des températures plus élevées semblent donner de plus faible résultats d'éclosions et un ratio en faveur des mâles (RYABOV, 2001). Les oeufs ont une coquille fine, et doivent être bien recouvert pendant l'incubation afin d'éviter qu'ils ne s'effondrent.
Comme de nombreuses espèces de reptiles, Z. persicus est capable de stocker le sperme pour des fécondations ultérieures sans qu'il y ait eu d'autres accouplements (phénomène d'amphigonia retardata).
Les juvéniles éclosent après un délai de 50 à 55 jours, ils mesurent 30 à 35 cm et s'alimentent de souriceaux après leur première mue. Ils sont parfois difficiles à démarrer sur le plan alimentaire et certains devront être gavés. Les spécimens éclos en hiver ne mangent généralement pas avant d'avoir hiberné.


ponte Z. persicus . Z. persicus




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